Pascal SAINT-VANNE
dit « VLADIMIR »
1956
Né en France à Verdun

« Cet artiste autodidacte est un des exemples éloquents de la peinture abstraite expressionniste.
Le choix des matériaux, les couleurs, la manière de travailler la pâte et les matières accentuent la violence du discours de l’artiste.
Selon lui, cette violence est le quotidien de la planète actuellement.
Vladimir peint. Vladimir éclate. Vladimir explose. Vladimir éclabousse. Vladimir exulte.
Vladimir peint sans concession, témoin de cette terre cruelle, brutale, violente.
Vladimir nous raconte, se raconte.
Il n’a rien demandé et pourtant on lui a donné.
On lui a donné quoi ? La possibilité d’être une victime, comme nous. La seule différence, c’est que lui, à travers sa peinture expressionniste, il peut crier sa douleur pendant que nous nous taisons. Acceptons sans broncher tout ce qui nous tombe sur la gueule, témoins lâches, trouillards, froussards… !
Existe-t-il une place pour la rébellion ? Nous avons le droit de nous défendre quand nous sommes attaqués.
Vladimir nous enseigne ce chemin, qui bien sûr ne mène pas à Saint-Jacques de Compostelle mais peut-être à la liberté et à la dignité.

Indignez-vous, c’est à la mode ! »

Luis Marcel – 2011

Il peut être considéré comme l’un des ambassadeurs les plus importants de l’art brut. Un très grand peintre expressionniste qui n’a pas son pareil dans l’art contemporain actuel. C’est un figuratif, narratif qui raconte une histoire, pas n’importe laquelle, la sienne. Ce ne sont que des têtes, deux personnages en tout pour des centaines de tableaux, lui et sa mère.

Ceux où il se représente sont facilement repérables car sur le visage, au niveau de la bouche, le collage qu’il ajoute souvent sur la toile est déchiré, lacéré, écorché, symbole du mutisme, sans doute une forme d’autisme. Les matières sont exceptionnellement recherchées. On a l’impression que le tableau a lui aussi souffert, qu’il a été brûlé, que l’on a essayé de le détériorer en vain, voire même de le détruire.

Sa palette qui ne ressemble à aucune autre peut tout aussi bien passer du noir au blanc, de la mort à la vie, de la vie à la mort, du noir à la couleur, et du blanc au noir en mélangeant ocres, jaunes, rouges, le sang des suppliciés !

Ce que Vladimir fait subir à ses tableaux, je pense que c’est ce qu’il subit lui. Sa vie, ses souffrances, les incompréhensions, les difficultés,… qu’il rencontre. Il n’est pas facile d’être un très grand créateur quand on est schizophrène. Comment ne pas être rejeté ? Shakespeare dirait là est la question ! En fait, une fois de plus, cet art brut souvent encore à tort considéré comme un art mineur traite des thèmes existentiels essentiels, à savoir dans le cas présent, la place de chacun et bien sûr le respect. Certains en profiteraient pour ajouter « la différence ». Mais, malade ou sain d’esprit, moi, la différence, je ne la vois pas.

Luis Marcel

Pascal SAINT-VANNE dit Vladimir

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Expo L'émoi de l'art brut

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