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Jim Dine paye sa dette. Une dette culturelle qu’il s’est lui-même infligé : en signe d’amitié pour Paris et la France où il a effectué de nombreux séjours et où il possède deux résidences et un atelier, l’artiste polymorphe américain a en effet fait don de 28 œuvres au Musée national d’art moderne que le Centre Pompidou présente jusqu’au 23 avril. La beauté du geste de l’artiste réside probablement dans un choix d’œuvres hétérochrones, de 1961 à 2018 si l’on considère le graffitiwall éphémère orné de 9 poèmes exécutés au fusain tout spécialement pour l’exposition et qui en constitue l’oeuvre d’ouverture de la galerie. Du Pop art étincelant des premiers temps  en passant par une phase plus proche de l’expressionnisme abstrait, c’est l’esprit néo-Dada qui traverse les œuvres de Jim Dine et témoigne d’un foisonnement d’idées en perpétuel renouvellement. Les motifs classiques de sa pratique sont évidemment présents, du cœur (en paille), aux Pinocchio (peinture et sculptures en bois) et aux râteliers de quincailler réhaussés de couleurs explosives.

Jim Dine Paris Reconnaissance Centre Pompidou, 14 février-23 avril

Commissaire : Bernard Blistène.

Photos : Seitoung

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