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Entre chocs telluriques et visions photosynthétiques, et si nous n’étions que les passagers d’une aventure qui nous dépasse ?

Du 15 Mars au 1er Avril, dans le cadre du festival Vidéoformes la galerie clermontoise Claire Gastaud invite sa consœur parisienne Odile Ouizeman à proposer au public un voyage entre rêve et paysage.

Dès les premiers pas dans la galerie, Stephan Crasneanscki met les choses au point : ici, l’homme n’est que le dernier spectateur d’une jungle amazonienne infranchissable, où l’on se fond dans un tumulte végétal de forces invisibles, par l’entremise d’un Chaman Péruvien. On pense à la Forêt qui sépare les deux mondes de Kafka sur le Rivage (Murakami, chez 10|18) et évidemment à cette jungle qui a rendu fou Werner Herzog et son meilleur ennemi Klaus Kinski dans l’inoubliable Aguirre, la colère de dieu.

Ensuite, réfugié dans la pièce suivante aux notes des Trio in E Flat-0 de Schubert c’est Laurent Pernot qui nous présente Montagne, une vidéo de 455 secondes, une vision accélérée de la géologie terrestre, un spectacle grandiose de subductions qui nous renvoie à notre état d’entités lambda et qui m’évoque fortement le bijou de code procedural en 4ko par Inigo Quilez, le maître de la programmation de paysages générés en temps réel.

Dans la dernière pièce, un temps de pause  devant les tirages de Neil Lang, des instants figés de ce rescapé de la pub et de la mode. Des œuvres où l’on entrevoit le silence pour reprendre son souffle quelques instants…avant de regagner la rue et son magma humain.

 

Neil Lang x;y – 2016

Neil Lang  Sun & Moon Flare – 2016 –

Laurent Pernot – Extrait de Mountains – 2010

Laurent Pernot – Extrait de Mountains – 2010

Laurent Pernot – Extrait de Mountains – 2010

 

 

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